contrails-moon
Contrails !
Système d'Unités Pifométriques - UNM 00-01

 

Aller à la page  Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivante

 

 

 

4.6 - Unités de vitesse

La sagesse populaire fournit de nombreux termes pour suggérer la vitesse : "à toute berzingue", "à toute pompe", "plein pot", "à fond les manettes", "à fond la caisse", etc. Certes respectables, ces termes ne sont cependant que des métaphores et il faut se garder de les assimiler à d'authentiques unités. Il n'existe qu'une seule unité de vitesse pifométrique !

4.6.1 ... de ces vitesses

Unique unité de vitesse d'emploi universel.

EXEMPLE 1 : J'ai torché mon rapport à une de ces vitesses !

NOTE : Dans sa grande lucidité, le système pifométrique envisage la vitesse du temps. D'aucuns objecteront bêtement sans réfléchir que T·T-1 correspond à une grandeur sans dimension. Mais il y a T et T, un temps qui passe et un temps pour tout. Si tout le monde sent bien le temps s'écouler plus ou moins vite, seul le pifométricien a songé à en évaluer la vélocité. De sorte que, bien avant Einstein, la pifométrie a exhibé la relativité du temps. C'est là un de ses titres de gloire, et non le moindre ...

EXEMPLE 2 : le week-end est passé à une de ces vitesses !

 

 

4.7 - Unités monétaires

Bien que foncièrement désintéressée, la pifométrie ne pouvait ignorer, pour une raison évidente de crédibilité, les grandeurs monétaires, encore que "grandeur" ne soit pas toujours le terme adéquat pour désigner ici la chose mesurée : consulter sa feuille de paye, par exemple. Mais on ne parle jamais de "minceur monétaire", qui serait pourtant plus approprié en l'occurrence.

4.7.1 La pincée

Unité de base qui peut, éventuellement, s'exprimer par le geste consistant à frotter le pouce sur l'index replié. Son multiple est la bonne pincée, qui représente une partie non négligeable d'un budget moyen.

EXEMPLE : Le fisc m'en a encore piqué une bonne pincée.
4.7.2 La poignée

Unité polyvalente pouvant mesurer une somme dérisoire lorsqu'elle s'applique à la menue monnaie, ou une somme substantielle lorsqu'elle s'applique à des coupures. Son sous-multiple est la petite poignée, franchement méprisable. Ses multiples sont la bonne poignée et la sacrée poignée, qui se haussent à l'extrême limite des possibilités d'un budget moyen.

EXEMPLE 1 : Ma prime ? Une poignée de francs !

NOTE : Ladite poignée est environ 6,55957 fois moins volumineuse en euros.

EXEMPLE 2 : Le nouveau portable du chef a coûté une bonne poignée de fric à la boîte.
4.7.3 Le paquet

Unité utilisée pour mesurer des montants hors de portée d'un budget moyen, à tel point que pour le commun des mortels, son usage est restreint aux transactions plus ou moins louches : un paquet d'argent peut être perdu, volé, soutiré, touché, palpé, détourné, dissimulé, encaissé, blanchi, dilapidé, mais rarement honnêtement gagné. Ses multiples, le bon paquet, le gros paquet et le sacré paquet, servent à nuancer le caractère exorbitant et/ou immérité, voire frauduleux, du pactole.

EXEMPLE 1 : Le patron va palper un gros paquet en stock-options.
EXEMPLE 2 : La boîte gaspille un sacré paquet de fric en publicités débiles.

 

Aller à la page  Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivante

 

 

 

 

 

Image courriel  Réagir à cette page Web

 

Precedente   Précédente      
© 2005-2014 Gilles Thesee
Dernière modification le
28-12-2013 à 20:46:26

HTML-Kit Button